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Marathon de la Loire 2018 - Récap

C’est pas le premier marathon qui fait peur, c’est le second !

Car autant sur le premier, tu ne sais pas trop à quoi t'attendre, autant sur le deuxième, tu te rappelles très bien du premier 😉. Donc c’était avec beaucoup d’appréhension que j’ai effectué ce marathon. Contrairement au marathon de Paris où je suis parti à jeun, cette fois-ci j’ai pris le temps de fournir un peu d’énergie à la machine. Conséquence directe -> Pas de mur!!! \o/. 🙌🏻

5h15 - Réveil

Un peu la tête embrumée de la marche de la veille, avec un petit 15km cumulé dans la journée, soit un peu plus que d'habitude, car il fallait quand même arpenter un peu Saumur et jouer le touriste. En plus il faisait un soleil splendide. Donc ouais, la tête... où il faut pas. Rendez-vous à 5h30, pour le petit-déjeuner.

Je tiens à remercier d’ailleurs l’hôtel où j’étais qui a exceptionnellement ajusté ses horaires de petit-déjeuner pour l’événement. Bravo 👏🏻 et un grand merci 🙏🏼 l’Hotel Anne d’Anjou pour l’accueil et le service.

5h30 - Petit-déjeuner

Donc 5:30, petit déjeuner et je fais la rencontre d'un autre marathonien à l'aube de cette journée. Ses yeux pas plus ouverts que les miens, mais plus bavard que moi 😄. Un gars du groupe @marathon_addict avec qui je partage le petit-déj'. Une rencontre bien amicale donc.

8h30 - Le Départ

Alors, au départ, il fait froid, il y a du vent et une fine bruine. Les conditions idéales quoi 😄.

km 0-5

Le top départ de la course est donné, les coureurs font quelques pas et les gouttes commencent à tomber. Et pendant 4 à 5 km, ce sera une belle pluie 🌧. Putain, c'est parti pour presque 35km sous la flotte, et en debardeur. Je me dis que au pire ça devrait permettre au corps d'avoir une température idéale, et éviter la surchauffe. Et tout à coup, fini la pluie. Et là ça commence à être cool.

km 6-15

On longe la Loire et le paysage est vraiment agréable et reposant, mais déjà une grosse envie de pisser. Et ça va être un de mes deux problèmes sur cette course, vouloir uriner. Le deuxième problème c'est un debut d'inflammation, mais j'y arrive. Donc, pipi au km 12. Faut dire qu'il faisait tellement doux que boire 33 cl de flotte à chaque ravito, ça m'a donné de belles envies et je crois que j'ai du m'arrêter 4 fois au total pour la petite comission. Disons que j'ai du perdre 2 à 3 minutes au global. D'ailleurs, genre tu t'arrêtes, tu fais ton truc, et là tu vois le meneur d'allure de 4h15 qui arrive avec son petit peloton agglutiné autour de son drapeau. Et tu te dis merde ! Vite vite vite ! Faut pas que je le laisse me passer devant 🏃🏃🏃.

km 16-18

Là je sens que mes chaussures sont peut-être un tentiné trop serrées car une douleur vive va se faire sentir sur le dessus du pied droit. Je réduis l'allure, je contrôle les sensations, en ralentissant ça va. On maintient une allure plus faible, ok, ça va, c'étais juste une douleur vive. Ok, on réaccélère. PUTAIN !

Bref, là je sais que ça va être un peu la merde. J'ai même pas fait la moitié que j'ai de sérieuses difficultés à courir correctment. Cette douleur sera présente quasiment jusquà la fin, par intermittences. Je crois que c'est les tendons des longs extenseurs des orteils qui ont pris du à une chaussure trop serrée.

km 21-23

On franchit la Loire, et c'est parti pour la même chose, dans l'autre sens.
Je suis à ce moment toujours derrière le meneur à 4h15, sachant que j'étais quand même parti derrière le meneur à 4h30. Bref, en tout cas, j'arrive pas à les rattraper les coureurs du groupe à 4h15.

Et au km 22, j'arrive à trouver une cadence :

  • sans douleur,
  • sans fatigue,
  • et un poil au-dessus de celle du meneur à 4h15.

C'est parfait, je les dépasse et je vois un coureur en amont, je tente de m'aligner à lui et là ! C'est le mec du petit-déjeuner 😂.

🤔 Je me demande encore s'il ne m'a pas attendu.

km 23-32

J'ai donc retrouvé Cédric, et là on raconte des conneries, des blagues, on rigole... Si si je te jure, j'ai tapé une barre de rire (une petite hein, faut pas déconner non plus) en courant le marathon. Ce gars est clairement plus expansif que moi sur le parcours et bien plus joueur avec les supporters que je ne le suis. C'est mon côté associable ça...

Je le laisserai continuer en lui disant que je le rattraperais après une autre pause pipi... Mais en vrai je l'ai jamais rattrapé 😂. Donc un moment marrant dans ces kilomètres qui commencent à piquer. Cédric c’était vraiment sympa 🤙🏻. Et les paysages sont aussi très sympas quand tu commences à trop réfléchir 🤔. Tu jettes ton regard au loin, tu penses à rien, tu retrouves ta cadence naturellement, en oubliant les douleurs, et tu profites.

km 33-39

Solitude, peines et désolations... C'est vraiment la partie la plus difficile, je pense, du marathon. Je suis loin d'être le seul à penser ça. Bref, bah, on fallait aller hein, on en profite pour se remettre en question, et se les poser ces questions, avoir des pensées pour les personnes qui nous sont chères, celles qui sont parties trop tôt, on pense, on pense.

Je dis que c'est la partie la plus difficile, et en même temps, j'apprécie vraiment ce moment... Je me demande si je suis maso là en fait. Mais ce n'est pas vraiment le plaisir de souffrir qui me permet d'apprécier ce moment.

C'est que tout simplement, dans ces moments difficiles, on prend pleine conscience.

40-42

Ah là là ! La ligne d'arrivée est à la fois si proche et si loin encore, une bonne musique entraînante et conquérante, une foule qui vous encourage, c'est vraiment top sur ces derniers kilomètres. Alors on met un petit coup de nerf.

Vérification de l'état global, intérrogation des parties du corps :

  • vessie : ça peut attendre mais t'as intérêt à trouver un chiotte dès que t'as finit
  • hanches : ok,
  • pieds : bof, je peux le faire mais fais pas le con mec.
  • mollets : on est là, et tu pourras pousser un sprint d'une minute ou deux
  • cuisses : on est là

Go alors !

Arrivée

Ah ouais 4:07’27", donc un record personnel par rapport à celui de Paris. En même temps, celui-ci avait un dénivelé assez plat, donc en théorie, plus simple que celui de Paris.

Bref, je récupère la médaille, je mange une banane, et je prends le même shaker que je prends après une séance de musculation. Protéines rapidement assimilables (whey), et BCAAs. Car au fond, le corps a besoin des mêmes éléments de reconstruction pour ces deux activités.

Bilan

J'ai vraiment fait attention au cardio durant la course afin d'être en permanence dans ma zone d'endurance afin de partager la distribution des sources d'énergie. Autrement dit, j'ai choisi de me placer dans une zone cardiaque qui brûle 50% de gras et 50% de glycogène. Comme ça au moins, contrairement au marathon de Paris, je m'offrais de la réserve pour les derniers kilomètres en m'évitant également d'aller taper ce mure des 30km si fort. Et ça a marché ! C'est pas une allure de fou, je crois que j'ai tourné à 5'45" au kilomètre.

Donc si je souhaite améliorer mon temps global, il ne me reste qu'une seule solution. Tenter d'augmenter la vitesse dans cette zone. Oui je sais, ça veut juste dire aller plus vite, mais cette fois-ci je ferai certains exercices pour y parvenir. Sûrement du HIIE (High-Intensity Intermittent Exercise) pour augmenter ma VO2max.

Marathon de la Loire 2018 - Récap
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